Ce poids m'a-t-il pesé si fort qu'il ait pu m'anesthésier ? Et quand enfin je ne l'y attends plus, il se révèle ailleurs... Je m'en sens déçue. C'est une journée où j'erre en tentant vainement de gérer un reflet qui m'incombe et que je ne saurai tolérer. Des pensées me submergent et mon cerveau reste ankylosé... comme cela m'exaspère de me sentir si esseulée !

Faut-il que les coups de stress, toujours, m'inondent de tous mes maux ? Je me sens lasse et pourtant, je n'ai pas de quoi être fatiguée. Les jours s'écoulent et je me laisse tout loisir à la plénitude d'une autruche : mon cul est au soleil et j’en jouis sans en rougir quand ma tête se terre entre des vers et des souvenirs.

J'attends... j'attends de prendre les choses en main.... j'attends encore et en vain.

Cette journée a le don de m'exaspérer au plus haut point et les heures s'écoulent et me murmurent « futile, tu ne vois donc rien ?! ». Aveuglée, je le suis, tant la terre obscurcie mes nerfs... ils ne sont plus à fleur de peau mais je gratterai ma chair pour qu'ils ressentent à nouveau !

Où sont passées les informations ? Les codes et les appels ? N'y a-t-il rien de plus beau que de se perdre en éphémère ?! Et si je redevenais cette entière mégère qui n'aurait à souffrir de ne jamais se plaindre ! Hélas son souffle en moi lâche son venin de haine et d'injustice déplacée. Son cœur me noie dans un nombrilisme usurpé.

A force de tâtonner, à force de quémander, me voilà une chienne prête à se faire piquer. Me voilà un animal qui ne veut plus penser.