Vivons donc ! Vivons, mon bel amant
Tous ces instants qui forment notre présent !
Rions allons ! Rions tels deux enfants
Lors de ces moments que nous partageons !


A chacun de nos pas s'éveille notre avenir
Et orne dans nos yeux de quoi faire pâlir
Les rancœurs, les quolibets de ces pâles émirs
Qui tentent dans leurs jeux de nous faire frémir


A ces sombres protagonistes, j'offre ma gorge déployée
De mes rires, de mes charmes à peine voilés !
A ces comiques pantins, superbe, je dédie
Mes mimiques, mes atours d'amante alanguie !


Et lorsque tel un chat tu prends toute ta place
En mes bras bien ouverts à toute ton audace
Nous savons tous deux que rien ne menace
Nos grands échanges qui savent être tenaces


Dans ce foyer que nous deux avons élaboré
Sachons enfin prospérer comme il nous agrée
Car dans tes yeux se dévoile, insoupçonné
L'ardent élan de tes mots esquivés